Clinique de la Main · Caen

Rééducation

Les kinésithérapeutes du cabinet mettent à disposition des patients une sélection de documents pratiques pour les accompagner dans leur rééducation.

Ces supports ont pour objectif de rappeler les consignes données en consultation, de guider les exercices à réaliser à domicile et d’aider chacun à progresser de manière régulière, en complément du suivi médical et kinésithérapique.

Ce qu’il ne faut pas faire en rééducation de la main

La rééducation de la main doit respecter les consignes données par votre chirurgien et votre kinésithérapeute. Certains gestes ou certaines habitudes peuvent ralentir la récupération, entretenir l’inflammation ou majorer les douleurs.

Éviter le serrage de balle

Serrer une balle ne renforce pas la main et n’aide pas des doigts raides à mieux fonctionner. Si le mouvement n’est pas possible spontanément, la balle limite au contraire les amplitudes complètes de la main.

Le serrage de balle peut favoriser l’apparition de ténosynovites des fléchisseurs, déplacer une fracture, créer ou majorer des lésions ligamentaires du poignet et augmenter la pression dans le canal carpien.

De même, tout gadget à base de ressort est à proscrire.

Ne pas laisser la douleur s’installer

Serrer les dents pour aller plus vite risque surtout d’aggraver la situation. La douleur peut être attendue après un traumatisme ou une chirurgie, mais elle ne doit pas devenir intolérable.

Les médicaments antalgiques prescrits par votre chirurgien doivent être utilisés dans la limite des doses prévues. Votre kinésithérapeute peut aussi proposer des solutions pour limiter les phénomènes douloureux.

Une mauvaise gestion de la douleur peut favoriser l’installation de complications douloureuses chroniques, comme l’algoneurodystrophie ou le syndrome douloureux régional complexe.

Ne pas reprendre trop vite

Même si le mouvement est nécessaire dans la plupart des prises en charge, reprendre trop rapidement les activités qui demandent de la force ou des gestes répétés n’est pas sans risque : bricolage, travaux, sport, port de charges.

La gestion de l’inflammation est primordiale. Une contrainte trop importante peut entraîner une sensation de chaleur, un œdème, un gonflement, une douleur ou une rougeur localisée.

Votre kinésithérapeute est là pour vous guider avec des protocoles adaptés et vous aider à gérer votre effort.

Prendre soin de son hygiène de vie

Un corps en bonne santé favorise une cicatrisation efficace et un retour plus rapide à une vie quotidienne normale. Les piliers importants sont l’alimentation, l’hydratation, le sommeil et l’activité physique adaptée.

Une alimentation variée et équilibrée, une hydratation suffisante, un sommeil régulier et une activité cardiovasculaire modérée peuvent aider à réduire les risques d’œdème et à mieux récupérer.

À retenir : toute activité adaptée est préférable à une absence d’activité. En cas de doute, parlez-en à votre kinésithérapeute.

Tabac et cigarette électronique

Dans une phase de cicatrisation, les produits issus du tabac et de la cigarette électronique réduisent les chances de bonne cicatrisation et augmentent les risques d’infection.

La nicotine et les produits nocifs contenus dans la fumée ont un effet vasoconstricteur : ils limitent les apports nécessaires à la cicatrisation et à la gestion de l’inflammation.

C’est un frein réel pour votre rééducation et une perte de chance dans la réussite de votre chirurgie.

Besoin d’un conseil personnalisé ?

Les exercices doivent être adaptés à votre situation. En cas de question, rapprochez-vous des kinésithérapeutes.

Appeler les kinésithérapeutes du cabinet